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Bassdrum

BASSDRUM

Album - BASSBRUM - No answer from inside

Bassdrum, un groupe de rock-électro-punk de la West Coast fut intéressé par une de mes illustrations pour la couverture de leur album.

>>> MySpace de BASSDRUM <<<

Allez faire un tour du côté de leur MySpace et votre journée n’en sera que meilleure… évidemment !

Du coeur lointain…

Je sens cette haine, nourrie de mots malhabiles.
Puanteur faisandée d’une charpente décharnée,
Pourriture pestilentielle d’une pulpe frelatée.
Je la sens qui se déchire en moi, comme pour répudier ce corps qui l’habille.
Plaisir d’une souffrance ordinaire, d’une morsure indolore perdue au beau milieu d’un tas de viande qui joue à moi.
Je vois ce corps éteint, sempiternel balai d’une douceur insolente.
Ce cadavre, celui d’un mime pétrifié à la tendresse d’un fossoyeur,
Pantin perfectionniste,
Stupide et opportuniste.

Amusée, elle sourit,
Me dévore, se délecte de mon foie.
Elle sue, rit, se moque de moi.
Elle m’obsède, se joue de ma foi.
L’effrontée se rit de tout d’ailleurs.
Elle crache sur mon ombre, comme sur un passé pas assez sombre.
Elle cache les traces d’un futur à qui je ne donnais que quelques mois.

Si seulement elle était plus subtile, plus furtive,
Qu’elle courait, ne faisait que passer.
A défaut, elle ne cesse de m’oppresser,
Vit en moi, me serre dans ses griffes.
Elle vit de mon âme,
Me torture, m’agresse, s’approprie mes viscères et me gifle.
Elle vit dans ma tête, vide mon âme.

Toujours à l’heure,
Elle me distrait, me prive de bonheur.
Au fond de moi, ce cœur s’encrasse.
Au fond de moi, mes angoisses
Perpétuelles, lancinantes, rythmées et arrogantes.
Petit concert de l’absurde,
Petit théâtre de leurres…

Blues d’une frêle haine qui apprenait à dire je t’aime.

Du coeur lointain

Du coeur lointain

Monsieur J

Trois petites syllabes,
Trois mots empruntés,
Trois anodines sonorités,
Pour un amour décomplexé.

“I love you”

Prétexte insolite pour nous rassembler,
Ocres, pourpres, sombres et immaculés,
Toi, le brillant, plus fort que tout,
Attristé et pourtant,
Toi, l’éblouissant, plus grand que nous,
Réconforté en dedans.

Pourrais-je un jour te remercier ?
Moi, l’enfant qui n’a cessé de te rêver.
Toi, le petit d’homme emprisonné.
Ce corps auquel tu ne tenais pas.
Malmené, chétif et maculé.
Esquinté comme s’il ne te convenait pas.

Dans un monde fabuleux, tu t’éloignais, nébuleux.
Tu t’éclipsais à l’ombre de tes pas,
Nous criais l’espoir à l’humeur de ta voix.
Dans ce monde si lointain, tu te retirais, mystérieux.

Léger, tu glissais, fleurtais avec les anges,
Avec ceux qui te comprenaient.
Léger, comme Peter, tu nous survolais, tous,
Celui qu’on nommait Mike l’ange.

Comme une lueur éternelle, au loin tu vascilles.
Fragile, imperceptible, enfin tu es paisible.

I love you
We love you

I love you where you are

I love you where you are

Vas-y crie, hurle,
Mais personne ne t’écoute,
Personne ne se soucie de toi.

Vas-y crie, hurle,
Accuse-moi de tous tes maux,
Maudit-moi comme ceux qui se rient de toi.

Si tu te caches, te dissimules,
Dis-moi qui t’entendra…

Pourquoi tant de gémissements ?
Personne ne s’en chagrine.
Personne ne te prie d’arrêter.
Personne n’en sourcillle.
Encore moins en sont affectés.

Un murmure, léger et musical : “C’en est assez à maintenant. “
Dans tes yeux, le brouillard…

A tes yeux, cette vie s’esquisse,
Mélancolique et lancinante,
Faite de bric à brac et de morceaux métisses.
Cette énergie, ce brouillon qui se dessine et puis s’efface comme une ébauche stérile.

Cette conclusion, tu l’as choisi,
Comme convaincu qu’une autre l’a anéanti.
Loin de nous, triste et solitaire, c’est ainsi que tu la vis,
Comme la promesse d’une autre vie…

Le silence de l'amour

le silence de l'amour

Petit Porc Sain

Mais qu’as-tu fait pour en arriver là ?
Qu’as-tu dit pour qu’on s’en prenne à toi ?
Petit Porc, tu n’avais rien demandé.
Tu étais calme, et tout le monde semblait t’aimer.
Des faux-semblants, des semblants de réalité.
Et toi, tu ne passais tes journées qu’à manger.

Dans la boue, tu aimais te rouler.
Les gens d’ailleurs, riaient de toi.
Parfois même, gesticulaient de joie.
Roule, Roule, et les gens ne cesseront de t’acclamer.

Les yeux-gadoue, tournant en rond toute la journée,
Espérant qu’un jour on te remarque.
Des tours, tu en avais en stock, en inventais à longueur d’année.
Pour enfin pouvoir en faire des spectacles.

Du bout du nez, tu les dévisageais,
Ces gens, quand aux larmes ils riaient,
Petit clown triste dans ton enclos,
Seul, dans ta gadoue, tu étais si rigolo.

Les gens t’aimaient,
Accompagné de petites carottes et de beaux navets.
Mais ça, toi tu l’ignorais,
Ou préférais ne pas l’envisager.

La queue en tir bouchon,
Les yeux humides et ronds,
Tu te prenais pour un saumon.
Comme un présage de ce qu’il allait t’arriver.
Tu aurais voulu fuir,
Mais le subterfuge ne pouvait pas les tromper.
Quand roses et affriolants, tes jambonneaux avaient mouchardés.

Petit porc, tu étais si mignon.
Les gens t’aimaient, te respectaient parce qu’ils te trouvaient bon.
Tu étais petit, tu étais sain.
Petit ange qui n’avait rien à se reprocher.
Petit cochon trognon, petit porcinet.

Pourquoi a-t-il fallu que tu te mettes à éternuer ?
Tu étais si tranquille, dans ton enclos, à espérer.
Tous aimaient ton petit groin, petit porcin.
Et toi, tu ne demandais rien.

Si, peut être te réveiller un matin dans un petit corps sain.

Aujourd’hui, tout le monde se moque de toi.
Toi qui roulait, roulait, roulait, mais pas pour en arriver là.
C’est à en perdre la raison.
Petit porcinet qui jamais plus ne reverra sa maison.

Petit porc sain

Petit porc sain

Poussinet, tu es un grand à présent.
Tu n’as plus peur de rien.
Tu n’es plus un enfant.
Quand tu t’éloignes des tiens,
Tu ne t’inquiètes plus de ce qu’il peut t’arriver.
Normal, tu n’es plus un bébé.

Poussinet, tu es si gay.
Tu es si laid.
Poussinet, tu baguenaudes sans crier gare.
Tu cours pourtant un grand danger.
Mais, tu sembles en rigoler.

“Poussinet, derrière-toi !”
Tu ne l’avais pas vu celui-là.
Il m’a l’air bien affamé.
Je crois malheureusement que tu n’en reviendras pas.

Poussinet, moi, je t’aimais bien.
Même si tu étais laid,
Oui, si vilain.

Ne t’inquiète pas, je penserai à toi.
Même que je préviendrai ta maman.
Cette cocotte que j’assaisonnerai lentement.

Poussinet, ne t’inquiète pas.
Surtout pas…

Poussinet

Poussinet

Ce qui est bien avec les jeux vidéo, c’est que tout peut être une nouveauté.
Même les choses les plus incongrues.
Les limites de l’imagination sont imaginaires… …

La dernière nouveauté

La dernière nouveauté

Frat

Mélancolique, douloureux , poétique…

Entre guillemets

Ahhh, ces petits instants privilégiés…

Merci Monsieur Poelvoorde !!

Serpent de Mère…

Il s’affalait las, devant moi.
Là, cet ami de toujours,
Toujours aussi long,
Toujours aussi froid.
Il m’observait maladroitement,
Avait remarqué quelque chose manifestement.

Mais pourquoi restait-il silencieux ?
Pour ne pas m’embarrasser.
Pour ne pas me blesser.
Et c’était tant mieux.
Je n’aimais pas qu’on soit désagréable.

Mais pourtant, je lui priais de se mettre à table.
Il se tue, se terra dans son silence.
Je lui fis une de mes pires grimaces.
Sa réaction fut sans semonce,
Décochant bien plus qu’un sourire,
Il manqua presque de trébucher.
Son masque dégoûtant venait de s’évanouir.
Et du même coup, je me sentais rassurée.

langue de vipere

langue de vipere

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